Lettre à Pierre RAHBI*

Monsieur,

 

Je n’ai jamais fait

votre connaissance

mais …

je vous attends

Venez quand il vous agrée

J’habite en ville

ce que vous abhorrez

mais…

je vous attends

Attention

L’endroit est habité

par des êtres de chair robotique

à qui il ne reste que

la seule conscience

d’une consommation effrénée

esclave de l’économie mondialiste

Peuple cruel

guidé par son seul égo

Attention

à tous les coins de la ville

il y a des rond-points des dos-d’âne

des sens interdits des feux rouges

– que personne ne voit-

des poids lourds des travaux

qui projettent au dam des terriens

des bribes de suie bien noire

qui pollue l’atmosphère

Mais il y a aussi

un merveilleux cours d’eau

où les cygnes

s’épanouissent

en fleurs blanches

et les canards

se collettent de vert

où les cris des mouettes bavardes

trouent le gris du ciel

Enfin là vous me saluerez

et vous m’emmènerez

plonger dans votre Ardèche

au cœur de la nature

Et là vous me révélerez

la simplicité « la sobriété heureuse »**

la sagesse l’humain et

la liberté la légèreté

disparues de ce monde

Le murmure du vent et

le chant fleuri des oiseaux

se feront l’écho de vos paroles

Je vous attends…

Denise Doderisse

*Agriculteur, expert en agroécologie, écrivain-philosophe.

** « Vers la sobriété heureuse » Titre d’un ouvrage de Pierre Rabhi en vente chez ACTES SUD

11 réflexions au sujet de « Lettre à Pierre RAHBI* »

  1. Coucou Denise,
    Je suis bien heureuse de te relire ici. J’aime beaucoup ta lettre à ce grand Monsieur. Tu as raison de ne pas être tout à fait pessimiste, si l’humain y met un peu, beaucoup du sien je suis certaine que nous pourrons sauver notre planète terre.
    Pour répondre à ta question Soeur Colette habite au Québec 😛
    Bisous Denise et bonne fin de ce dimanche.
    Domi.

  2. Que c’est devenu difficile de vivre en ville pour moi ! J’en ai beaucoup aimé ta description.
    Mais, mais … la campagne … il y a les tracteurs ! Ils deviennent de plus en plus gros. Et puis, ici, des éoliennes, trop d’éoliennes.
    Non, je ne vais quand même pas me plaindre !
    Bonne soirée Denise

  3. Ah la la! Quel vaste sujet. Tu as bien raison Denise. Nous habitons dans un village à 5mn de la ville. Le jardin nous entoure; un vaste espace communal à côté d’herbes et d’arbres attire cette année les cigales, après les tourterelles et les palombes. La vie est là en dépit des voitures et tout ce qu’engendre la ville.
    Belle lettre à ce monsieur que j’admire beaucoup
    Bisous

    • Eh oui vaste sujet
      J’habite désormais en pleine ville et je regrette beaucoup mon grand jardin que j’entretenais (et cultivais) avec tant de plaisir !
      Je m’évade le plus possible vers la nature à pied ou en vélo…
      Bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire cliquez ici.