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Helmut.

Pour les prénoms du Mercredi de la communauté « la cour de récré » de  Jill Bill

 

Ho! hisse et ho !

Et les mots se dérobent

Las de voyager dans les

Méandres de mon cerveau

Urcéolé et labyrinthique

Tant pis (tant mieux ?) pour Helmut ! 

 

Denise Doderisse

Prénom : Cyprien

Pour les prénoms du Mercredi chez Jill Bill – Mercredi 10 : Cyprien

 

 

Cyprien, je le connais bien.

Il aime la vigne et le bon vin.

Dionysos est son maître.

Comme lui, il aime la fête.

Mais, de notre chère société, la pression,

lui enjoigne la modération.

N’est-il pas libre de son corps,

de son esprit, non encore morts ?

Donc, conseil à Cyprien :

Fais ce qui te convient ! 

 

Denise Doderisse

Un instant de la vie d’Angelina.

Un instant de la vie d’Angelina

 

L’avion transportant Angelina J.

assène à l’azur un long filament brillant

que l’aquilon disperse.

Dans un champ d’asperges – semblables à de l’asparagus –

une alouette s’amuse à chanter  » Angelina …Angelina « 

tandis que l’avion atterrit à Acapulco.  

Angelina en descend et se précipite dans son Audi

dédaignant le bouquet d’anémones tendu.

Son Audi se perd en Aztéquie.

 

 

Denise Doderisse

L’albatros

Pour répondre à Enriqueta et la Communauté des Croqueurs de Mots ( avec un brin de retard ). j’essaie de retracer L’ALBATROS de Charles Baudelaire.

 

Souvent pour s’amuser les hommes d’équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, 

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers

 

A peine les ont-ils déposés sur les planches

Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches,

Comme des avirons, traîner à côté d’eux.

 

Ce voyageur ailé comme il est gauche et veule.

Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid.

L’un  arrache son bec avec un brûle-gueule

L’autre mime en boîtant l’infirme qui volait.

 

Le poète est semblable au Prince des nuées 

Qui hante la tempête et se rit de l’archer.

Exilé sur le sol au milieu des huées, 

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

 

Je n’ai pas trop de mérite car j’ai eu l’occasion de « chanter » ce poème il y a quelque temps mais j’avais de beaux restes!!!

 

La révolte des étoiles.

Texte conçu à partir des mots proposés ( en italique dans le texte ) par Mumu la grenouille.

 

Les étoiles dégoulinent de lumière en cette fin août. Leurs étincelles franchissent des trous noirs qui aspirent avec volupté cette manne.
C’est alors que tout se dramatise. Lumière et noir se mélangent et en surgit un dialogue dont le fil clair obscur trahit un complet désarroi.
Un court extrait fait entrevoir une forme de pétition de la part des étoiles qui revendiquent être le moteur essentiel de la vie spirituelle et créative sur terre, à l’inverse du soleil dont le seul geste est de se montrer, voire se pavaner tel le roi-Soleil régnant en autocrate sur les humains.

 

La Fontaine revisité…Le Corbeau beau beau et le Renard dare dare.

 le corbeau et le renard

Le Corbeau beau beau et le Renard dare dare

 

 

Maître Corbeau bof bof sur un arbre perché là-haut là-haut tenait en son bec mé qué mé qué un fromage ravage !
Maître Renard par l’odeur snif snif alléché mmmm lui tint à peu près ce langage dommage !
 » Eh ! bonjour Monsieur du Corbeau beau beau…Sans mentir tirelire sans sou, si votre ramage crôa crôa se rapporte à votre plumage plum plum vous êtes le phénix xxl des hôtes de ces bois bôa bôa ! « 
A ces mots le corbeau beauf beauf ne se sent plus de joie jôa jôa et pour montrer sa belle voix vôa vôa, il ouvre un large bec âââââh et laisse tomber boum sa proie plaf.
Le renard dare dare s’en saisit vite vite et dit dixit :  » Mon bon bon
Monsieur, apprenez et toc que tout flatteur horreur malheur vit
aux dépens et pan de celui qui l’écoute sans oreillette. Cette leçon
scions scions du bois à la mère Nicolas vaut bien un fromage bien
fait sans doute ! « 
Le corbeau bof bof honteux et confus jura grrr grrr de diou de diou
mais un peu tard la cloche a sonné ! qu’on ne l’y prendrait plus ah
mais ! ah mais ! ah que ! ah que !

 

Denise Doderisse

La Fontaine revisité…L’C’orbac et L’R’nard.

images 

 L’Corbac et L’R’nard

Quéqu’fout là l’corbac dans c’t arbre – Quéqu’la dans l’bec – ça s’rait-y pas un calendos ! V’la l’ r’nard…C’est qu’l coulant y sent pas qu’un peu !

V’la l’ r’nard qui jaspine au cor’bac : que j’te cause d’ton croa et que j’te cause d’tes plumes ! y ment pas qu’i dit l’r’nard ! Sans blague ! Et que j’t’en rajoute : c’est l’plus beau…c’est l’quoi ? l’phénix des bois ! Y va pas l’croire ! Mais si c’t’andouille :c’est qu’i va répondre – ça craint ! l’a rien pigé ! plaf ! l’calendos i’tombe !

L’r’nard i’ pique vit’fait l’coulant baraqué ! ben pir’ : i’li’ fait la l’sson…C’s’pas faux c’qui dit : que si on t’flatte, c’est qu’on va t’piquer quèque chose !

Pov’ corbac – l’est tout con ! S’en r’met pas ! J’crains qu’i’ s’fasse pas avoir une aut’fois !

 

Denise Doderisse

La maison mystère.

Derrière ses volets clos,

la maison semble endormie.

Une pancarte signée

vole au vent et son cri slop slop

corrige et efface l’absence de vie 

qui effluve alentour.

Un sac bleu d’où s’exhale une odeur d‘ail

ronge le parfum fantomatique de solitude.

Derrière ses volets clos

la maison mystère revendique sa présence.

 

Denise Doderisse

Poor Patafix.

 On s’amuse….

 

Patafix ruminait

dans un champ de navets

ce qu’il allait devoir faire

pour à tous complaire

Poor Patafix ! Il ne savait pas

qu’il était comme le glas

aussi pesant aussi lourd

qu’un profond puits de désamour

qu’il était comme le dit son nom

aussi collant que Lady Chatterton

et qu’un jour on se lasserait…

de le voir ruminer ses navets !

 

 Denise Doderisse

 

 

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