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Lettre à Pierre RAHBI*

Monsieur,

 

Je n’ai jamais fait

votre connaissance

mais …

je vous attends

Venez quand il vous agrée

J’habite en ville

ce que vous abhorrez

mais…

je vous attends

Attention

L’endroit est habité

par des êtres de chair robotique

à qui il ne reste que

la seule conscience

d’une consommation effrénée

esclave de l’économie mondialiste

Peuple cruel

guidé par son seul égo

Attention

à tous les coins de la ville

il y a des rond-points des dos-d’âne

des sens interdits des feux rouges

– que personne ne voit-

des poids lourds des travaux

qui projettent au dam des terriens

des bribes de suie bien noire

qui pollue l’atmosphère

Mais il y a aussi

un merveilleux cours d’eau

où les cygnes

s’épanouissent

en fleurs blanches

et les canards

se collettent de vert

où les cris des mouettes bavardes

trouent le gris du ciel

Enfin là vous me saluerez

et vous m’emmènerez

plonger dans votre Ardèche

au cœur de la nature

Et là vous me révélerez

la simplicité « la sobriété heureuse »**

la sagesse l’humain et

la liberté la légèreté

disparues de ce monde

Le murmure du vent et

le chant fleuri des oiseaux

se feront l’écho de vos paroles

Je vous attends…

Denise Doderisse

*Agriculteur, expert en agroécologie, écrivain-philosophe.

** « Vers la sobriété heureuse » Titre d’un ouvrage de Pierre Rabhi en vente chez ACTES SUD

Ma barque

 

 

Entre le bleu lumineux du ciel
et le bleu profond de la mer
je détacherai les amarres

ma barque filera entre les écueils
suivra sereinement les courants
et se laissera porter vers l’horizon

Ne plus se heurter aux rochers tristes des jours
Ne plus entendre le clapotis du désespoir
Ne plus attendre que les marées de haine s’arrêtent

Filer entre les écueils
pour atteindre la plage paradisiaque
de la confiance
S’y étendre reposée

 

Denise Doderisse

Retrouvailles.

 

Si tu reviens par un clair matin d’automne
D’un coup de brosse
vif comme éclat de rire
J’effacerai la poussière de l’été

Si tu reviens par un beau jour de printemps
D’un coup de balai
rapide comme l’éclair
Je chasserai la neige et le froid d’hiver

Si tu reviens dans un an
Je lâcherai les mois
comme on lâche les chiens
Pour être au rendez-vous

Mais le doute seul s’installe
et me transperce de
ses millions d’aiguilles d’où
pendent les fils des jours

 

Denise Doderisse

Géométrie

 

 

Joie          ligne       at          

       brisée          écl      ée

 

Mille  points  vagabonds

Libres              de

                                 leur course

se répandent

                                                        dans l’espace

 

puis se rejoignent en ligne droite

 

                                                             infinie  

                                                                            infinie

 

Points soudés lourds si lourds de

 

solitude

 

Denise Doderisse

 

L’heure du thé ( haïku ).

Sur le thème proposé par le “coucou du haïku”.

 

 

gâteaux secs ou frais

five o’clock tea for two

pause thé chic

 

thé pour deux

ploc ! le gâteau dans la tasse

jaillissement rires

 

 

Corne-de-gazelle-kaab-legzhal-photo-3

 

 

cornes de gazelle

thé à la menthe à l’orientale

dépaysement

 

Denise Doderisse

Si je pouvais…

 

 

Si je pouvais de nouveau vivre ma vie, je laisserais le temps filer comme un ruisseau et me laisserais emporter par le courant.

J’écouterais alors le frémissement de l’eau sur la mousse et son doux clapotis.

Je me ferais sirène dans la mer parmi les poissons aux couleurs éclatantes, les bénitiers frémissants et colorés et les coraux, précieuses niches qui deviendraient mon abri.

Si je pouvais de nouveau vivre ma vie, j’irais dans les airs avec les sternes. Je volerais comme elles et serais apaisée et heureuse

Si je le pouvais…

 

Denise Doderisse

 

Pour info.

Si vous voulez visionner trois comptines en vidéo, vous cliquez sur WAT tout en bas de la colonne de droite ( paroles visibles).

Bonne écoute surtout pour les petits mais aussi les grands !!!!

Douceurs ( pantoum )

 

Dans ces entrelacs délicats
Labyrinthe de la mémoire
Le souvenir prend territoire
quand le présent se fait trop plat

Labyrinthe de la mémoire
sentiers sinueux incarnats
Quand le présent se fait trop plat
chacun retrouve son histoire

Sentiers sinueux incarnats
sentiers sans solitude noire
Chacun se recrée son histoire
le bleu lumineux en éclats

Sentiers sans solitude noire
envahis d’un millier de bras
Le bleu lumineux en éclats
Le désespoir est illusoire

Envahis d’un millier de bras
Sorcellerie évocatoire
Le désespoir est illusoire
dans ces entrelacs délicats

 

Denise Doderisse

Profondeurs marines.

Ni les appels chaleureux du soleil
Ni les nuages – vifs – évanescents
Ni les malicieux alizés changeants
Ni la langueur des palmes émouvantes
Ni le sable étincelant et soyeux
Ni les milliers de miroirs sur la mer

Tant de plaisirs ne peuvent égaler

Ni légers frôlements d’algues lascives
Ni regards jetés aux fines gorgones
Ni contemplation de coquilles nacrées
Ni virevoltes autour de poissons
Ni caresses diaphanes de l’eau pure
Ni le doux silence fœtal et bleuté
où mon âme se repose – apaisée –

Denise Doderisse

News…

A tous mes amis lecteurs.

Désolée d’avoir joué l’absente mais…je l’étais réellement !

Un gros accident de voiture…et tout ce qui s’ensuit…

Un décès dans ma famille proche

et pas d’ordinateur à proximité 

A bientôt j’espère