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Le voleur.

 

 

 

 

LE VOLEUR

 

 

 

 

Les souvenirs s’en vont, s’en viennent,

Comme gouttes de pluie dansant

au gré du vent et de la peine

sur le carreau flaque de sang.

Flèches souvenirs menaçants

souvenirs tristes qui enchaînent

doux souvenirs qui me reviennent

et que je berce tendrement

 

 

Il pleut, il pleut des souvenirs

au moindre changement de vent.

Il en pleut à se déconstruire

dans un silence assourdissant.

Et souvenirs vont s’égaillant…

Vie déclinée en points de mire

mirages impossibles à décrire.

Tout s’évanouit avec le temps.

 

                                                                                               

 

 

                                                                                          
Denise Doderisse


 

 

 

L’Air du temps…

 

METTONS QUE JE N’AI RIEN DIT

 

 

Lune ronde œil surpris

atteint de la cataracte

s’enroule d’un voile opaque

Mettons que je n’ai rien vu

 

Plus aucune transparence

La pollution lui retire

toute sa sérénité

Mettons que je n’ai rien dit

 

La neige perd sa blancheur

et la glace se dérobe

Mettons que je m’affole

Allons la nature est bonne

 

Le ciel si bleu et paisible

se déchire constamment

La mer si bleue et tranquille

se déchaîne brusquement

 

Mettons que vous êtes sourds

et que vous n’entendez rien

du printemps avant l’hiver

des saisons qui abandonnent

 

Mettons que je n’ai rien dit

Que les saisons sont précoces

Le temps va rouler sa bosse

faire en tout ce qui lui plaît

 

ne pas se soucier des hommes

Pourquoi s’en préoccuper

Il s’agit de consommer

De consommer ce qui traîne

 

de prendre l’argent d’autrui

D’oublier toute âme en peine

Se prosterner devant tout

Mettons qu’il faut rester zen

 

comme lune qui se reflète

miroir plat dans une eau calme

indifférente aux risées

Mettons que je n’ai rien dit

 

Denise Doderisse

Existe-t-il un ailleurs ?

 

EMPORTEZ-MOI…

 

 

 

Je ne veux plus subir ces instants

quand tout un chacun vante le foot,

glorifie télé et restoroutes,

météo, stars et zizipanpan.

 

Emportez-moi loin de çà,

Emportez-moi sur des ailes de neige,

Doux froissement de soie, bel arpège,

Oui, emportez-moi.

 

Je refuse de vivre ces moments

où la peur devient règle de vie.

Quand l’argent remplace l’ambroisie,

l’avenir sourit clopin-clopant.

 

Emportez-moi loin de çà.

Emportez-moi sur des ailes de neige,

Doux froissement de soie, bel arpège,

Oui, emportez-moi.

 

Je ne sais pas vivre ce présent

Pétri d’égos puants, triomphants.

Vite, emportez-moi hors de ce temps

dans le pays aux rêves d’enfants.

 

Emportez-moi loin de moi,

Emportez-moi sur des ailes de neige,

Doux froissement de soie, bel arpège,

Enfin… loin de moi.

 

 

 

Denise Doderisse

 

De l’hiver…

 

 

HIVER N’ÊTES VOUS QU’UN VILAIN ?

 

Hiver déjà installé en ce jour

avec gardes du corps armés

Vent du nord – Pluie glacée –

sous un lourd voile de nuages noirs

 

Hiver déjà installé en ce jour 

avec ses laquais de chagrins

– souffrances et douleurs –

en habits brodés d’un fil de malheur

 

 

 

Pour défier Hiver déjà installé

hautes flammes ensoleillées

déchiquettent en loques

son voile noir qui soudain pendeloque

 

Pour défier Hiver déjà installé

amour amitié sans partage

tissent fine dentelle

en solides fils de bonheurs dorés

 

 

Denise Doderisse

 

Emportez-moi……

EMPORTEZ-MOI…

 

 

 

Je ne veux plus subir ces instants

quand tout un chacun vante le foot,

glorifie télé et restoroutes,

météo, stars et zizipanpan.

 

Emportez-moi loin de çà

Emportez-moi sur des ailes de neige

Doux froissement de soie, bel arpège,

Oui, emportez-moi.

 

Je refuse de vivre ces moments

où la peur devient règle de vie.

Quand l’argent remplace l’ambroisie,

l’avenir sourit clopin-clopant.

 

Emportez-moi loin de çà

Emportez-moi sur des ailes de neige,

Doux froissement de soie, bel arpège,

Oui, emportez-moi.

 

Je ne sais pas vivre ce présent

Pétri d’égos puants, triomphants

Vite, emportez-moi hors de ce temps

dans le pays aux rêves d’enfants

 

Emportez-moi loin de moi

Emportez-moi sur des ailes de neige,

Doux froissement de soie, bel arpège,

Enfin loin de moi

 

 

 

Denise Doderisse

 

Vous êtes…

 

 

 

 

Vous êtes mon abri mon nid d’herbes douces

Ma rose de porcelaine ma liane de jade

Mon oiseau de paradis ma pluie de corail

Mon pourpre lilas des Indes et mon balisier

 

 

Vous êtes ma mangue onctueuse et si tendre

Ma pomme cannelle fragile sous sa rude écorce

Mon fruit de la passion dans sa modeste robe

Mon corosol doré de fraîcheur étoilée

 

 

Et vous êtes mon majestueux flamboyant

Mon palmier larges palmes et mon arbre de soie

Vous êtes mon abri mon nid d’herbes douces

Ma rose de porcelaine ma liane de jade

 

 

 

 

Denise Doderisse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mystère, mystère….

Pour les Jeudis en poésie des « Croqueurs de Mots » sur le thème des secrets et mystères.

 

 

 

Pourquoi n’en finit-il pas quelquefois de s’étirer ?

Pourquoi court-il quelquefois comme le vent ?

 

Comment le rattraper et le devancer ?

Comment lui faire rebrousser son chemin ?

 

Comment s’en faire un compagnon de confiance 

Alors qu’il prend plaisir à se dérober ?

 

Jamais disponible selon mes souhaits,

Il me manque au fur et à mesure des jours.

 

Il glisse sans bruit, indifférent à tout.

Le temps.

Denise Doderisse

 

 

 

 

 

 

Des anges…en ombre et lumière.

En réponse au thème des Anges pour la Communauté « Entre ombre et lumière »

 

 

 

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Par Zigazou76 (Frédéric Bisson) sur Flickr

 

Les ailes de mon ange 

Gardien de mes pensées

Sont étoles de plumes

Enveloppant mon cou

 

Leur étreinte légère

Teinte d’ombre mon âme

Qui cherche la lumière

De l’espoir innocent 

 

Denise Doderisse

 

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La main…

LES ADEX ( Les Ateliers D’EXpressions) – link – organisent annuellement un jeu-concours poésie dont le thème 2011
était LA MAIN

J’ai proposé le poème qui suit :

 

Un baisemain

 

Avec le temps la vie s’écoule

et retient parfois dans son lit

le galet satiné d’un souvenir


Je me souviens de ce jour où

la main que j’allongeais vers toi

présageait l’étreinte selon l’usage

 

Au mépris de toute étiquette

élégamment tu t’es penché

en un mouvement souple et suranné

 

Et tu as effleuré ma main

Hommage d’un autrefois désuet

nimbé d’un charme imprévu et magique

 

Las ! Mon cœur piètre funambule

a perdu tout bel équilibre

sur le fil doré de ce baisemain

 

 

Denise Doderisse

 

Ce poème a été récompensé par un 2ème prix


Tolérance : est-ce un vain mot ?

 

 

 

 

SUR TROIS VERS RIMES…

 

 

Mon enfance s’est dissipée

Dans des volutes de fumée

Qui m’ont un moment étouffée

 

Comme tout un chacun j’ai grandi

Et quand ma révolte a jailli

Je l’ai transformée en doux nid

 

Puis j’ai arraché peu à peu

Tous les fils de ce nid soyeux

Que j’ai découvert très nombreux

 

Et comme une présentation

J’ai affiché mes opinions

Avec un brin de prétention

 

Personne ne m’en a voulu

Etant tout à fait entendu

Que j’avais un peu la berlue

 

Foin de tous ces affreux discours

Qui m’entourent chacun leur tour

Et ne me sont d’aucun secours

 

J’ai planté là toutes censures

Pour moi réelles impostures

Mais je garde de l’aventure

 

le goût des bonnes discussions

Et convivial amphitryon

que préoccupent ses réceptions

 

je prends soin de toutes idées

qui se présentent à ma pensée

leur offre l’hospitalité

 

 

Denise Doderisse