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Semainons…

SEMAINONS !!!

Premier jour pour la Lune
Une
Je vois
Lors de ce croissant lointain
Une semaine en refrain
Envois

Le deuxième jour est pour Mars
Ars
Dérive
L’écho vif du quotidien
Qui muse en un va-et-vient
Esquive !

Troisième jour pour Mercure
Dur
Sentir
Les effluves du commerce
Qui sur moi rejouent la perce
Frémir !

Quatrième et Jupiter
Ter
Subir
La loi de ce bienfaiteur
Parfait bonimenteur
Pâtir !

Le cinquième est pour Vénus
Nus
Goûter
Aux plaisirs de la beauté
Suivre l’étoile irisée
Aimer !

Sixième jour pour Saturne
Urne
Glisser
Hors du temps vers l’âge d’or
Et vivre en imperator
Rêver !

Le septième pour le Soleil
Eïl
Laper
La douceur de ses rayons
Et s’enivrer d’électrons
Zapper !

Que m’importe la semaine
Haine
Le vent
Lui Seul invente les jours
Qu’il raconte avec amour
Fervent !

 

Denise Doderisse

 Jupiter,,Vénus

Do mi sol…pour musiciens avertis !!!!

 

DOMI, SOL FACILE À CIRER DO MI SOL FA SI LA SI RÉ

 

 

 

 

Sol à cirer, hélas, ici Sol la si ré la si si

Missile, à domicile, là, si facile à cirer Mi si la do mi si la si fa si la si ré

 

Rémi l’adoré, mis là, las Ré mi la do ré mi la la

Mimi l’amie, lasse ici Mi mi la mi la si si

 

Sissi l’affala là, si las, si si ! Si si la fa la la si la si si

Sissi l’assit là, lasse si l’ados*, si d’eau! Si si la si la la si la do si do

Sicile, amie là, docile à dorer Si si la mi la do si la do ré

 

Lassis* doré : La lamie* docile à mirer l’assimila La si do ré : la la mi do si la mi ré la si mi la

 

 

Faré, là sis, domicile à miss Sido, facile à récits Fa ré la si do mi si la mi si do fa si la ré si

 

 

La mie dorée, facile à domicile, là La mi do ré fa si la do mi si la

 

 

 

Denise Doderisse

 

 

*lassis (bourre de soie)- lamie(requin)- ados (talus de terre)

 

 

De Boileau à Allais…en passant par l’alexandrin !

Alphonse Allais était au rendez-vous avec ses néo-alexandrins*, un véritable pied-de-nez malicieux envers la poésie classique. Il m’a amusée… et inspiré ce texte…Je souhaite qu’il incite les
lecteurs à aller rendre visite à ce poète.    

 

CE QUI SE CONÇOIT BIEN S’ÉNONCE…

EN NÉO-ALEXANDRINS !!!

 

 

 

 

 

18 Le temps file et des fils sacrés mendéliens pour défunts proches se
tissent…

9   Le sens se récrie mine de rien.

10 Mais la surdité est allée à Thoire !

11 Maîtresse infâme kyrie eleison !

7   Amen ! C’est la messe en somme !

8   Ah ! Ménagez nos esprits lents.

9   Domptez le défilement du temps

8   Dont vous ne savez vous passer.

14 Comment osez-vous suggérer
ce dressage impossible ?

6   Comédien que vous êtes !

10 Honteusement le temps se rit de nous…

8   Honnêtement il n’en a cure…

15 Finalement le temps passe et les néo-alexandrins

19 Finissent par se délacer, lassés de ce jeu plein d’ambiguïté.

17 Allons ! Finissons cette tirade, qui se croit pleine d’allant,

13 Allongée, rallongée, elle s’étire comme le temps

19 Qui joue avec sa complice, querelleuse à souhait, très sûre de
l’emporter.

14 Quiconque cependant n’ose frôler sa quichenotte !

10 Avec elle, chantons d’une ample voix :

14 Ave ave, pourquoi pas Maria ?…Quelle triste FIN.

 

      Denise Doderisse

      *Le néo-alexandrin tel que le veut Alphonse Allais trouve sa rime en début de vers et la totalité des vers doit être un mutilple de 12. Les nombres en début de vers sont là
pour indiquer que le compte est bon!

Spleen surréaliste….

Amusons-nous avec les mots….sur un thème que n’aurait pas dénoncé Charles Baudelaire

 

 

 

 

 

SPLEEN SURRÉALISTE

 

 

 

En ce matin matutinal, je miroir une lassitude lassée.

 

L’envie enviable de tenir en suspensoir suspendu, le fil effiloché d’une vie non vitale, envahit mon corps spirituel et mon esprit
corporel.

 

Et je clé à mollette, en profonde douceur et douce profondeur, l’abîme  de spleen qui
lune en moi.

 

Alors une sonnerie sonnette, discrètement dring.

Le sentier tombeau soleil au son lumineux  qui me vermillon, efficacement
efficace.

 

Soudain,  je rouge joie et j’espoir désespéré de cager une vie qui fleuve tranquillement à défaut de l’éternité éternelle !
 

 

 

 

 

Denise Doderisse

Semainons…pour varier les plaisirs !!!

Quand l’époque est morose, tristounette, peut-être vaut-il mieux en rire et délirer un peu !

 

 

SEMAINONS !!!

 

 

Premier jour pour la Lune

Une

Je vois

Lors de ce croissant lointain

Une semaine en refrain

Envois

 

Le deuxième jour est pour Mars

Ars

Dérive

L’écho vif du quotidien

Qui muse en un va-et-vient

Esquive !

 

Troisième jour pour Mercure

Dur

Sentir

Les effluves du commerce

Qui sur moi rejouent la perce

Frémir !

 

Quatrième et Jupiter

Ter

Subir

La loi de ce bienfaiteur

Parfait bonimenteur

Pâtir !

 

Le cinquième est pour Vénus

Nus

Goûter

Aux plaisirs de la beauté

Suivre l’étoile irisée

Aimer !

 

Sixième jour pour Saturne

Urne

Glisser

Hors du temps vers l’âge d’or

Et vivre en imperator

Rêver !

 

Le septième pour le Soleil

Eïl

Laper

La douceur de ses rayons

Et s’enivrer d’électrons

Zapper !

 

Que m’importe la semaine

Haine

Le vent

Lui Seul invente les jours

Qu’il raconte avec amour

Fervent !

 

 

 

Denise Doderisse

Le temps : en philosopher ou en rire ?

J’ai pris le parti de jouer avec les mots et de m’amuser du sempiternel triomphe du temps : est-ce bien raisonnable ???

 

 

Ô TEMPS …

 

 

Tant qu’à faire

l’Hottentot se lève tôt

car  il a affaire

à la température

et au temps tôt levé

 

                           Est-ce le
temps ou l’autan

     
            qui tôt se lève ?

 

 

L’autan tôt rarement se lève

et pourtant l’Hottentot doit se lever

car l’eau tantôt vient à manquer

quand la tempête rature

l’obèle* rare

                              
 

                  Est-ce la tempête ou la température

                  Qui rend l’eau tantôt si rare ?

 

Qu’importe l’Hottentot

Qu’importe l’autan

qu’importe la tempête

dans cette saga du temps tôt levé

puisque jamais le temps tôt ne se couche…

 

 

 

Denise Doderisse

 

 

 

*obèle = trait noir en forme de broche servant à signaler un passage interpolé dans les manuscrits anciens