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Ô Liberté, qui donc es-tu ?

On t’a chanté sur tous les tons

Et de ces chants, suis revenue.

Eau de rose des feuilletons,

fredons qui ne sont que jargons

mâchonnés par les orateurs,

écrasés par les orphéons.

ÔLiberté, n’es-tu qu’un leurre ?

 

Rêves de pauvres éperdus,

Crie-t-on dans les révolutions.

Cette société vermoulue

réclame une belle explosion !

Alors dans cette déraison

peut-être verra-t-on lueur

illuminer nos prétentions !

Ô Liberté, n’es-tu qu’un leurre ?

 

Rêves de réel farfelu,

Criaille-t-on dans les prisons.

La liberté dans ce chahut

a disparu à l’horizon.

On a beau hurler son doux nom :

Elle ne sort pas de sa torpeur !

Faut-il se faire une raison ?

Ô Liberté, n’es-tu qu’un leurre ?

 

Poète, toi qui écris son nom,

En savoures-tu le bonheur

 En écho tinte la question :

Ô liberté, n’es-tu qu’un leurre ?

 

Denise Doderisse

 

Propositions aux poètes.

 

 

Prêt’ ton oreille

au rap qui exult’

sa rage,

aux douces mélopées

qui exhortent

à la page.

 

Prête tes yeux

aux œuvres  qui créent

la beauté

Et offr’nt l’univers

où rien n’est

censuré.

 

Ouvre les yeux

Et grand’s les oreilles

Sur ce monde

où défil’nt sans cesse

tous démons

et merveilles.

 

Aime ce monde

empreint de terreurs

et de peurs,

mais d’instantanés

de bonheur

et d’amour.

 

Prends un grand soin

à entendre autrui.

Mesure

ton espace propre

Tu es prêt

à te trouver.

 

Engage-toi

dans la poésie

comm’ forêt

Risque les blessures.

Ne perds pas

un instant

 

Poème inspiré,

poème ébauché,

travaillé

Écout’ la musique

que tu as

composée.

 

Sois bon critique

de ton écriture

As-tu dit  

ta pensée profonde ?

ta mission

est idoine.

 

S’il advient

qu’un de tes prochains

soit sensible

à ta mélodie,

tu seras

poète béni

 

Denise Doderisse.

 

Instantanés

 

 

Une rose épanouie

dentelle une lisière

sur l’azur vibrant du ciel

et isole la terre noirâtre

prodigue en souffrances

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Le bonheur

ne s’écrit pas

ne se murmure pas

Il s’écrira en longs sanglots

se dira à pleine voix

quand il aura fui

là-bas 

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Éclats de soleil couchant

amarrés à la terre par

de longues chaînes

soumises

au zéphyr du soir 

**********************

Un jour peut-être

tu reviendras

par un clair matin d’automne

Alors

d’un joyeux rire

je soufflerai la

poussière

de l’été trop long

sans toi

 

 

Denise Doderisse